Le Scarabée
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La moralité douteuse des p'tits Mickeys

par ARNO*
mise en ligne : 14 juin 1996
 

Où l’on apprend que les enfants de Disney sont homosexuels !

Je relis l’article plu­sieurs fois, his­toire d’être sûr d’avoir bien compris. C’est pourtant écrit, là, noir sur blanc, en page 19 du Libé­ration d’aujourd’hui (oui, il m’arrive de lire ce torchon de pro­pa­gande maoïste) : Mickey est aussi pédé qu’une souris puisse l’être, et Disney Co. fait l’apologie de l’homosexualité !

Si, si, Mickey, le héros préféré de Mus­solini, le porte-​​parole de l’amérique blanche et bien pen­sante, et Disney, le symbole de la culture amé­ri­caine triom­phante, l’arme idéale d’exportation du mod&egravele de pensée amé­ricain, l’american way of life a son paroxysme, tout ça, c’est un ramassis de pervers aux pré­fé­rences sexuelles contre nature. Les petits Mickey, qui per­son­ni­fient tout ce qu’on aime détester chez les ricains (attention, hein, les yankees ont aussi de bons côtés), dis­tillent la per­version sexuelle dans l’esprit vierge de nos ch&egraveres têtes blondes.

Et qui dit ça ? Au premier abord, on peut sus­pecter une nou­velle affa­bu­lation Queer, ce mou­vement qui tente de nous convaincre depuis deux ans que nous en sommes tous. Non, non, l’auteur de cette théorie, c’est

la premi&egravere Eglise pro­tes­tante des Etats-​​Unis, les bap­tistes du Sud (15 mil­lions de croyants, dont le Pré­sident Clinton), lors de sa convention annuelle. Sachant que les pro­tes­tants de là-​​bas sont encore plus réacs que nos catho­liques à nous, on peut douter du sérieux de leurs argu­ments. Et pourtant, les faits sont là :

  • Disney a accepté d’élargir sa pro­tection sociale et médicale aux par­te­naires de ses employés homosexuels ;
  • Disney accepte des réunions homosexuelles à DisneyWorld (Orlando) ;
  • à travers des filiales telles Miramax, Disney produit des films gays tels "Prêtres" ;
  • Disney, à travers l’éditeur Hypérion, publie des livres consacrés aux homos, dont un manuel psy­cho­lo­gique destiné aux adolescents ;
  • cer­tains films ani­ma­liers comme Bambi et le Roi Lion "encou­ragent le culte païen de la nature".

J’ajouterai à cela qu’avant l’arrivée du Rocky Horror Picture Show (ce film qui passe en séances de nuit, dont le public détourne tous les dia­logues en allu­sions sexuelles), c’était le film Bambi qui servait de support aux délires des ciné­philes gays de New York et San Francisco.

De plus, le Freddy Mercury des débuts avait les dents du bonheur de Dingo, et Michael Jackson se fait sur­nommer Bambi. Ca ne trompe personne !

Mickey en tête de la Gay Pride, voilà qui va sérieu­sement décon­geler le vieux Walt !

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