Le Scarabée
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Des mercenaires au service des États-​​Unis

Le <span class="caps">MPRI</span>

par ARNO*
mise en ligne : 12 juillet 1999
 

L’intervention de l’OTAN contre les Serbes au Kosovo repose sur un principe simple : les Occi­dentaux, garants du bon droit que leur confère leur statut de démo­craties, inter­viennent pour régler un pro­blème pro­voqué par les natio­na­listes san­gui­naires des Balkans (Milo­sevic en tête). Encore faudrait-​​il, pour pouvoir donner des leçons en matière de prin­cipes démo­cra­tiques et de respect des Droits de l’Homme, être soi-​​même irréprochable.

C’est là qu’il convient d’étudier le cas très inté­ressant du MPRI, bras armé et pri­vatisé de la poli­tique étrangère de Washington dans les Balkans, sans doute le pro­totype de l’exemple à suivre…

Le MPRI, s’il sert les intérêts de la diplo­matie secrète des Etats-​​Unis, n’est pas une orga­ni­sation clan­destine (comme pou­vaient l’être les bar­bouzes français), il dispose même d’un site Web où l’on pourra admirer son superbe logo (ou doit-​​on dire, ici, « blason » ?), une épée médiévale ornée de l’acronyme MPRI, pour Military Pro­fes­sional Res­sources Incorporated.

Fondée en 1987 en Vir­ginie, l’entreprise est dirigée par des hauts gradés à la retraite de l’armée amé­ri­caine, et propose son expertise mili­taire à de nom­breux clients, parmi les­quels, avant tout, des agences gou­ver­ne­men­tales amé­ri­caines, et divers régimes « amis » que les Amé­ri­cains sou­haitent aider sans s’impliquer direc­tement (ou officiellement).

Les ser­vices fournis par le MPRI couvrent tous les champs d’expertise de l’art mili­taire : entraî­nement de base, analyse des doc­trines, opé­ra­tions de simu­lation de combat stra­té­gique, pla­ni­fi­cation stra­té­gique et opé­ra­tion­nelle, évaluation des coûts, struc­tu­ration des forces et même ser­vices non direc­tement mili­taires (assis­tance à la tran­sition démo­cra­tique). MPRI emploie de nom­breux gradés de haut-​​rang en retraite de l’armée US, par exemple le général Carl E. Vuono, « U.S. Army Chief of Staff » de 1987 à 1992 (les grades sont laissés en version ori­ginale, je préfère éviter ainsi tout contresens dans les équi­va­lences de grades), et le général Crosby E. Saint, « com­mander » de l’armée amé­ri­caine en Europe de 1988 à 1992, et dispose d’un fichier d’anciens pro­fes­sionnels de l’armée (un fichier estimé à 2000 noms). Le tout est dirigé par un comité formé de 14 per­sonnes (pour la plupart, là encore, des mili­taires à la retraite), nombre d’entre eux ayant tra­vaillé pour la Defense Intel­li­gence Agency (DIA), les ser­vices secrets de l’armée amé­ri­caine [1]. « Par sa puis­sance intel­lec­tuelle [brain­power] col­lective, ainsi que par ses liens avec les gou­ver­ne­ments amé­ri­cains et étrangers, cette assemblée n’est pas un groupe de retraités cher­chant à s’occuper… » [2].

Et, sachant qu’avant d’exercer leur art et de signer des contrats d’assistance mili­taire avec des puis­sances étran­gères, ces entre­prises (MPRI en tête) doivent obtenir une auto­ri­sation [licence] du Dépar­tement d’Etat, il est clair, comme le sou­ligne la revue Golias [3], que le « MPRI est un faux-​​nez du Pentagone, comme les affreux de Bob Denard étaient les cor­saires de la France ». De nom­breux témoi­gnages indiquent en effet que, de l’Angola à la Bosnie, le gou­ver­nement amé­ricain est intervenu à chaque fois pour imposer (ou pro­poser) le recours au MPRI. La plus grande armée privée du monde au service de la plus grande puis­sance du monde… Pré­cisons : le MPRI n’est pas une bande de porte-​​flingues à l’ancienne, il ne par­ticipe pas direc­tement aux combats ; mais les tech­niques qu’il enseigne sont tout aussi meurtrières.

A la suite de la guerre du Golfe, de nom­breux obser­va­teurs ont remarqué une chan­gement important dans la pra­tique poli­tique de la guerre : en réclamant au Koweït le rem­bour­sement de 6 mil­liards de dollars pour ser­vices rendus, George Bush consi­dérait, déjà, l’armée amé­ri­caine sous une optique de mer­ce­naire. D’une armée d’Etat répondant à des objectifs de « ren­ta­bilité » à sa pri­va­ti­sation, par l’utilisation de véri­tables mer­ce­naires, il n’y avait plus qu’un pas, franchi depuis par l’administration Clinton.

Quel est l’intérêt de cette privatisation de la guerre ?

  • « Cela vous donne ce dont les ser­vices secrets dis­posent depuis long­temps : le démenti plau­sible [plau­sible denia­bility]. C’est un moyen de faire réa­liser cer­taines opé­ra­tions sans que l’Administration doive s’expliquer et sans que l’on en parle au public amé­ricain » [4]. Le « démenti plau­sible » (du style : « non, non, je n’ai pas eu de rela­tions sexuelles avec cette sta­giaire ») est la base même de la diplo­matie secrète, pourtant offi­ciel­lement condamnée et aban­donnée depuis la fin de la Pre­mière guerre mon­diale… il permet en effet de mener les opé­ra­tions les plus louches avec la pos­si­bilité, dans tous les cas, de nier qu’on en est responsable.
  • « Le recours à des entre­prises mili­taires privées permet aux Etats-​​Unis de défendre ses intérêts géo­po­li­tiques sans déployer sa propre armée, ce qui est utile dans les cas où l’entraînement est fourni à des régimes affi­chant d’épouvantables états de service en matière de Droits de l’Homme » [5]. Dans ce qui suivra, on verra que c’est le cas avec le régime croate.
  • « Cela permet à Washington de réduire le nombre de ses per­sonnels tout en conservant la capacité à influencer et diriger d’énormes mis­sions. Les entre­prises sous contrat peuvent entraîner une armée étrangère entière. » Voilà pour l’optique purement néolibérale.

Le MPRI débarque dans les Balkans, pour la pre­mière fois, en 1994. C’est le début d’une col­la­bo­ration qui amènera les Etats-​​Unis à sou­tenir mili­tai­rement les armées de deux nations dans une des régions les plus explo­sives de la planète, malgré les recom­man­da­tions de l’ONU et divers embargos sur les armes (embargo sur les armes de 1991 décrété par le Conseil de sécurité de l’ONU à l’encontre de l’ex-Yougoslavie)

En sep­tembre 1994, en effet, un pro­gramme d’assistance à la tran­sition démo­cra­tique (DTAP - Demo­cracy Tran­sition Assis­tance Program) est signé à l’ambassade de Croatie à Washington entre le directeur du MPRI et le ministre croate de la défense, Gojko Susak. Les raisons de cet accord sont troubles. La version offi­cielle indique que la Croatie a fait une demande offi­cielle en mars 1994, auprès du Secré­taire à la Défense (Deputy Defense Secretary) John Deutch, afin de rejoindre le pro­gramme « Par­te­nariat pour la Paix » (PfP - Part­nership for Peace) de l’OTAN ; six mois plus tard, MPRI obtenait le contrat au terme de ce que l’entreprise décrit comme une « longue lutte » (long struggle). « D’autres rap­ports sug­gèrent que l’assistance de Washington à la Croatie sous le couvert du MPRI était une condition à l’accord de la Croatie pour la création d’une fédé­ration Croato-​​musulmane, pour la construction d’une base de la CIA sur l’île de Krk héber­geant des drones-​​espions de type "Pre­dator", et le soutien à une série de lar­gages aériens de pro­vi­sions pour les Musulmans bos­niaques » [6].

Dans le courant de l’année 1995, les cours, menés par une équipe de 15 per­sonnes dirigée par le « major general » Richard Grif­fitts, eurent lieu à Zagreb, et for­mèrent des ins­truc­teurs croates sur divers points : les dif­fé­rences entre les lois mili­taires et civiles, comment se com­porter envers les civils pendant et après les combats (et éviter les mas­sacres), ainsi que le déve­lop­pement d’un corps d’armée professionnel.

Un nouveau contrat vint pro­longer le pro­gramme DTAP en janvier 1996 : le Pro­gramme de gestion à long terme (LRMP - Long Range Mana­gement Program), signé pour une durée de deux ans, et renouvelé en janvier 1998. Il s’agit alors, sous le direction de 12 per­sonnels du MPRI menés par le « major general » John Sewall, d’établir l’architecture, la structure, l’organisation et le système de pla­ni­fi­cation, la pro­gram­mation et le calcul du budget du ministère croate de la défense (MORH). Des infor­ma­tions non confirmées indiquent également des for­ma­tions théo­riques à la doc­trine mili­taire. En tout cas, la pré­sence du MPRI inquiète les soldats de la paix : « Des obser­va­teurs euro­péens esti­mèrent que la mission [des hommes du MPRI] était d’offrir du conseil mili­taire, une activité interdite par l’embargo des Nations unies. "S’ils ne sont pas impliqués dans un plan mili­taire, alors que font-​​ils ici ?", se plaint un com­mandant français. "Sommes-​​nous sup­posés croire que Sewall et ses hommes sont des touristes ?" ».

Ces pro­grammes comportaient-​​ils autre chose que de la for­mation théo­rique en vue d’une tran­sition démo­cra­tique ? Pour réponse, on évoque souvent la conquête de la Krajina par l’armée Croate en 1995, les mas­sacres et l’épuration eth­nique qui l’accompagnèrent. L’opération « Lightning Storm » consacra le défaite de l’armée serbe en Krajina (une autre opé­ration, « Flash », marqua la recon­quête de la Slo­vénie occi­dentale) en quelques jours. Ces opé­ra­tions pro­vo­quèrent l’exode de 170000 Serbes ori­gi­naires de ces régions dont les vil­lages furent sac­cagés et brûlés. « En quatre jours, les Croates ont évacué 150000 Serbes, la plus large épuration eth­nique (jusqu’à cette semaine) de toutes les guerres des Balkans. Les enquê­teurs de la Hague ont conclu que cette cam­pagne avait été menée avec bru­talité, des meurtres gra­tuits, et le bom­bar­dement sans dis­cri­mi­nation de popu­la­tions civiles… La Krajina est le Kosovo réalisé en grand. Et pourtant, au même moment, les Etats-​​Unis n’ont ni arrêté ni seulement pro­testé contre l’action croate. L’administration Clinton l’a taci­tement encou­ragée » [10].

Malgré les déné­ga­tions du MPRI, il semble douteux que les Croates aient acquis leurs nou­velles com­pé­tences mili­taires sans soutien exté­rieur. D’après Roger Charles, ancien lieu­tenant colonel de la Marine et « military researcher », le MPRI a joué un rôle essentiel dans la cam­pagne de Krajina : « Aucun pays ne passe d’une milice désor­ga­nisée à une armée pro­fes­sion­nelle menant une telle offensive sans aide. […] Les Croates ont très bien coor­donné les blindés, l’artillerie et l’infanterie. Ce n’est pas le genre de chose qu’on apprend en étudiant les valeurs de la démo­cratie » . Par ailleurs, des offi­ciels français et bri­tan­niques ont accusé le MPRI d’avoir aidé à la pla­ni­fi­cation de l’invasion croate.

D’autres rumeurs indiquent que le général Vuono (du MPRI) aurait organisé une ren­contre au sommet sur l’île de Brioni, au large de la Croatie, avec le général Varimar Cer­venko, concepteur du plan en Krajina. Au moins dix réunions auraient eu lieu entre le général Vuono et des offi­ciers inter­venant dans cette cam­pagne dans les cinq jours qui ont précédé sont déroulement.

Déné­ga­tions, bien entendu, de Soyster (MPRI) et des offi­ciels amé­ri­cains à Zagreb, qui ont beau jeu de rap­peler qu’une telle aide contre­vien­drait à l’embargo inter­na­tional sur l’aide militaire…

D’autres rumeurs invoquent le rôle indirect qu’aurait pu jouer le MPRI dans la vente d’arme à la Croatie en pré­vision de ces cam­pagnes. Divers témoi­gnages indiquent que Zagreb se serait fourni en armes auprès du négo­ciant allemand Ernst Werner Glatt, que sa fortune a amené à s’installer dans une pro­priété en Vir­ginie, qu’il a baptisé du doux nom de « Black Eagle » (Aigle noir, symbole de l’Allemagne nazie). Aupa­ravant, Glatt traitait régu­liè­rement avec la DIA (notamment pour la four­niture d’armes aux contras du Nica­ragua). Soyster, main­tenant membre du conseil d’administration du MPRI, était jus­tement directeur du DIA de décembre 1988 à 1991. Ca n’est cer­tai­nement qu’une coïn­ci­dence, mais vous savez comment sont les gens…

En tout cas, si le rôle du MPRI s’est borné à former l’armée croate à la tran­sition démo­cra­tique et, en par­ti­culier, à éviter les exac­tions envers les popu­la­tions civiles (selon les propres expli­ca­tions du MPRI), l’épuration eth­nique et les mas­sacres per­pétrés en Krajina montrent que cette mission fut un échec total. Pourquoi alors le contrat a-​​t-​​il été renouvelé en 1998 ?

Fort de ces exploits, et ne croyant pas que le seul contrôle des ventes d’armes dans la région réus­sirait à main­tenir la paix (et pour cause !), le Pré­sident Clinton lance le pro­gramme Train and Equip. En échange de la signature des accords de Dayton par le pré­sident bos­niaque Alija Izet­be­govic, ce pro­gramme charge le MPRI d’entraîner l’armée de la fédé­ration Croato-​​musulmane. Un contrat de 16 mois signé le 16 juillet 1996, renouvelé pour une année sup­plé­men­taire en sep­tembre 1997. Le finan­cement du pro­gramme Train and Equip est assuré, pour 103 mil­lions de dollars, par les Etats-​​Unis, et pour 140 mil­lions de dollars par des pays musulmans (Arabie Saoudite, Koweït, Emirats Arabes Unis, Malaisie et Bruneï). De plus l’Egypte fournit des pièces d’artillerie et les EAU des tanks et de l’artillerie. D’après la revue Golias, il s’agit pour les Amé­ri­cains de prendre le contrôle une armée musulmane en Europe, et de la pro­téger de toute influence ira­nienne ; d’où le surnom du MPRI : Military Pro­fes­sionnals Replacing Iran (d’après [7], la Bosnie venait de recevoir quelques livraisons d’armes de l’Iran via des « trous » dans la zone d’interdiction de survol de l’OTAN).

Les aven­tures du MPRI conti­nuent surtout en Afrique (Angola), mais cet article étant lié aux Balkans, je vous laisse vous ren­seigner de votre côté… [8]

Pourquoi évoquer le rôle du MPRI dans les Balkans, quel lien y a-​​t-​​il avec le conflit du Kosovo ?

- Tout d’abord, l’impact est poli­tique. Pouvait-​​on rai­son­na­blement espérer de Milo­sevic la signature d’un accord de paix imposé par les Amé­ri­cains à Ram­bouillet, alors qu’il considère que ceux-​​ci ont déjà contourné l’accord de Dayton ?

- Etait-​​il sérieux d’espérer un retour­nement de l’opinion publique serbe contre Milo­sevic, opinion qui considère, à tort ou à raison, que les Amé­ri­cains ont par­ticipé à l’épuration eth­nique par les Croates de la Krajina (avant les événe­ments du Kosovo, ce dépla­cement de 170000 civils hors de leur terre d’origine consti­tuait la plus impor­tante opé­ration d’épuration menée en quelques jours) ?

- A la suite de ce dépla­cement depuis la Krajina, le pouvoir serbe tenta d’installer ces réfugiés serbes… dans le nord du Kosovo. Succès mitigé, les réfugiés pré­fé­rèrent rester dans les environs des grandes villes serbes plutôt que dans cette région trop pauvre.

- Enfin, cette poli­tique amé­ri­caine entre dans le cadre de ce que l’on appelle « la poli­tique de la canon­nière » : en four­nissant des for­ma­tions mili­taires et des armes à un camp, on favorise l’escalade mili­taire dans toute la région. Outre le danger pour les soldats de la paix et l’instabilité induite, c’est aussi une manière d’orienter toute l’économie vers la guerre : on ne peut à la fois déve­lopper son économie (notamment en vue de se rap­procher de l’Union euro­péenne) et acheter des armes. Toute la région, Serbes compris, fut ainsi conduite à « pré­parer la guerre » (para bellum), et rien d’autre…

- Selon une infor­mation du Irish Times [9], en avril 99, les Amé­ri­cains étudiaient la pos­si­bilité de faire entraîner les membres de l’UCK par le MPRI.

[1] David ISENBERG, Sol­diers of Fortune Ltd. : A Profile of Today’s Private Sector Cor­porate Mer­cenary Firms, pour le CDI, Center for Defense Infor­mation. Cette mono­graphie du très sérieux (et indé­pendant) Centre d’information de défense (CDI) constitue cer­tai­nement la plus com­plète étude sur les dif­fé­rentes agences de mer­ce­naires. Un large cha­pitre est consacré au MPRI.

[2] « Military Pro­fes­sional Resources Inc., Mer­ce­naries for Hire », Winds, octobre 1997. L’article constitue un bon résumé des infor­ma­tions concernant le MPRI.

[3] Thierry MEYSSAN, « Comment les Amé­ri­cains s’implantent dans les Balkans », revue Golias66, mai/​​juin 1999. Cet article décrit les intérêts écono­miques et stra­té­giques amé­ri­cains dans les Balkans. Thierry Meyssan dirige les publi­ca­tions du Réseau Voltaire.

[4] « Private US com­panies train armies around the word », US News & ; World Report, 8 février 1997. Cet article décrit plus pré­ci­sément les liens entre le MPRI et les auto­rités américaines.

[5] Ken SIL­VER­STEIN, « Pri­va­tizing War, How affairs of state are out­sourced to cor­po­ra­tions beyond public control », The Nation, 04/​​97

[6] Yves GOULET, « MPRI : Washington’s free­lance advisors », Jane’s Intel­li­gence Review, juillet 1998. Cet article pas­sionnant, qui analyse l’implication du MPRI dans la poli­tique étrangère occulte des Etats-​​​​Unis, est dis­po­nible dans la section payante de Nor­thern Light. Yves Goulet est un spé­cia­liste des rela­tions inter­na­tio­nales d’Ottawa, Canada.

[7] Mark THOMPSON, Massimo CALA­BRESI, Alexandra STI­GL­MAYER, « Generals for Hire », Time magazine, 15 janvier 1996. Cet article, déjà ancien, est important : c’est à ma connais­sance le seul article publié dans la « grande presse » inter­na­tionale évoquant direc­tement le rôle du MPRI dans les Balkans. A l’époque, le MPRI s’apprête seulement à inter­venir auprès des Bosniaques.

[8] Il existe même un site Web MPRI sucks !

[9] Chris STEPHEN, « KLA trains refugees to recapture border ter­ritory », Irish Times, 7 avril 1999. L’action de l’UCK (en anglais : KLA) au Kosovo pendant le conflit.

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